Bien-être et ressourcement au lac Atitlán (Guatemala)

Bien-être et ressourcement au lac Atitlán (Guatemala). Découvrez mes 8 moments forts.

Mon avion est sur le point d’atterrir à l’aéroport de Montréal et c’est la tête pleine de souvenirs que je retrouve les miens, impatients de nous revoir après deux semaines d’absence. Je sens encore la chaleur du Guatemala sur mon visage, ce suave parfum mêlé de café et de maïs, ce vent de liberté que je me suis égoïstement accordé et qui a rallumé la flamme de mes rêves, cette petite étincelle dans ma vie de maman.

Il y a trois semaines, je faisais le vol inverse, direction l’Amérique Centrale, le cœur serré et la tête pleine de doutes. Ai-je raison de partir ainsi, seule, vers l’inconnu? Comment vais-je occuper mes journées pendant 15 jours sans enfants autour de moi? Que vais-je trouver une fois sur place? Toutes ces questions, et bien plus encore, m’assaillaient la porte d’embarquement à peine franchie. Et puis, en même temps, je sentais au fond de mes tripes ce petit élan d’excitation que je connais si bien. Ce vieil ami, longtemps délaissé, venait de nouveau frapper à ma porte:

Hey! C’est moi! Comme on se retrouve enfin! Allez viens, on part à l’aventure!

On part à l’aventure… Ça vous dit?

Je vous emmène à travers la culture Maya et au cœur d’un voyage ressourçant.

Découvrez les 8 moments forts de mon voyage !

 

1. Lever du soleil sur le lac Atitlán depuis El Rostro Maya

Bien-être et ressourcement au lac Atitlán (Guatemala). Découvrez mes 8 moments forts.

Mon arrivée au lac ne fut pas de tout repos. Après huit heures d’avion, six heures d’escale à Mexico, quatre heures de voitures, une heure de bateau et dix minutes de tuk-tuk… j’étais enfin à mon auberge, l’Eco-Hotel Mayachik, à San Juan la laguna! Dès le lendemain, on me proposait d’aller grimper le “nez de l’indien” (la nariz del indio), la montagne surplombant le village, pour contempler le lever du soleil.

J’étais épuisée, déracinée, seule, alors j’ai dit oui!

Nous sommes partis à 3h30 du matin, dans la fraîcheur de la nuit, frontales et lampes torches à la main. A mesure que nous traversions le village de San Juan, des chiens nous rejoignaient, se greffaient au petit groupe comme gardiens de notre sécurité, protecteurs silencieux. Ils nous ont accompagné jusqu’au sommet, pendant les 2h30 de montée ardue dans les roches et la jungle humide, se reposant en même temps que nous, à nos côtés. Le guide nous annonce alors que c’est la première fois qu’il voit ça. Avais-je un ange gardien pour cheminer à mes côtés? Je n’en doute pas.

Cette nuit-là, ils étaient six.

A 6h, les premiers rayons du soleil ont commencer à pointer à l’horizon. Le ciel s’est mis à changer de couleur, l’atmosphère aussi. On se sert une tasse de thé brûlant et on ferme les yeux, le cœur plein de gratitude pour ce  moment exceptionnel. Je me laisse porter par le sentiment de paix et de plénitude qui m’habite après l’effort. Personne ne parle, chacun observe cette nouvelle journée qui s’éveille et pose une intention.

La mienne? Celle de suivre davantage mon instinct.

2. Apprendre à tisser avec les femmes Tz’ututil

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Le village de San Juan est connu pour son artisanat local et un grand nombre d’associations de femmes tisserandes. Chacune des femmes du village tisse indépendamment dans sa maison et toutes se réunissent une fois par semaine pour mettre en commun leurs créations et les vendre au sein de l’association. Châles, jupes traditionnelles (corte), chemises brodées (huipil), rebozos, mais aussi poupées, sacs, chemin de tables… C’est une force pour elles et pour l’économie du village. Une force et un savoir-faire qui se transmet de génération en génération. Moi qui m’intéresse tant à la notion de transmission et aux métiers du textile, je ne pouvais passer outre!

Ici, on teint naturellement les fils de cotons avec les plantes des montagnes. Le processus prend du temps, il faut être patient et faire preuve d’humilité. Le tissage est lui aussi rigoureux, laborieux au début puis de plus en plus fluide à mesure que l’on s’y exerce. Je suis restée assise 4h durant sur  ce petit tabouret, la sangle derrière le dos, écoutant scrupuleusement les conseils de ma formatrice à mes côtés.

Le temps a comme filé

Lorsque j’ai levé la tête pour regarder la rue animée, les passants passer, je me suis dit: “je tisse des liens!”

3. Lire, écrire et boire un café

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L’adepte du café que je suis n’a pas manqué une occasion de visiter les nombreuses plantations de la région et de savourer les déclinaisons de ce grain en Moka, Cappuccino, Latté, Expresso… Le village de San Marcos est le lieu idéal pour se poser face au lac avec une vue magnifique sur les volcans de San Pedro et Atitlán, mais j’ai aussi découvert un petit café à San Juan, vraiment charmant : La Cabaña. Secrètement lové au bord du lac, un peu en retrait de l’activité touristique, il m’est apparu le premier jour, alors que je débarquais du quai. Ce café est comme un havre de paix, simple, entouré de végétation, plantes et fleurs tropicales que le propriétaire, Lacho, prend soin de cultiver avec sensibilité. Monté sur pilotis, tout en bois, Il surplombe le lac avec charme et j’ai trouvé en ce lieu, tout au long de mon séjour, une grande source d’inspiration et de créativité, en plus d’en faire mon repaire d’écriture matinal.

4. Prendre soin de soi dans un temazcal

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Autre découverte plus qu’appréciable après une journée de marche: le sauna traditionnel maya (temazcal), qui permet de se purifier et de nettoyer aussi bien le corps que l’esprit. Sa forme arrondie, toute en pierre et en roches volcaniques, accueille une petite dizaine de personnes dans la pénombre et à la lueur des bougies. Une fois installé à l’intérieur, on verse de l’eau sur les roches pour créer de la vapeur et on y fait brûler des herbes aromatiques pour soigner les maux de toutes sortes tout en dégageant les voies respiratoires. Une chance, l’auberge où je résidais possédait son propre temazcal et j’ai donc pu bénéficier de tous ses bienfaits dès le deuxième jour de mon arrivée!

Apprendre à rester seul, pour vivre plus densément (Sylvain Tesson)

Assise au milieu de ces femmes, j’étais comme l’attraction. Elles me posaient beaucoup de questions et, une fois leur curiosité assouvie, je me laissais bercer par leurs conversations dans le dialecte local (le k’iche principalement), fermant les paupières sur cette atmosphère si chaleureuse.

5. Participer à une Cérémonie Cacao dans un Ashram à Tsununa

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L’avantage de partir seule, c’est qu’on a beaucoup de temps pour soi et que l’on est beaucoup plus ouvert et disponible aux différentes opportunités qui se présentent. Après mon ascension en haut del Rostro Maya, je me suis liée d’amitié avec une jeune femme autrichienne, Anne, également au Guatemala pour se ressourcer. Elle m’a conviée quelques jours plus tard à une célébration au cœur d’un Ashram où nous avons chanté des mantras pendant presque trois heures, dans un lieu magique. Je me suis reconnectée avec moi-même, à travers la méditation et l’introspection, et ça m’a fait le plus grand bien! C’était étrange de célébrer le cacao et de boire un chocolat chaud par cette chaleur, mais les chants m’ont permis de me recentrer et de revenir vers moi, d’apprécier, d’être attentive à l’instant présent et à la chance que j’avais d’être ici en si bonne compagnie (et de savourer la meilleure boisson chocolatée de ma vie!).

Dans la culture maya, le cacao est considéré comme la “Nourriture des Dieux”. Les cultures traditionnelles vénéraient le cacao pour ses qualités aphrodisiaques et aujourd’hui encore, le Guatemala est considéré comme le berceau de la culture du chocolat.

Le Cacao Cérémonial est une médecine maya ancestrale. Dans un espace sacré de méditation, sons, chants et mouvements, la Nourriture des Dieux, alliée aux rythmes des tambours, nous plonge dans un travail de guérison, le Cacao étant l’aliment du grand changement…

6. Découvrir la culture maya

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Je ne vais pas rentrer dans les détails parce que ce serait assez compliqué, mais alors que je marchais dans la jungle avec mon guide (Lacho – en passant, le propriétaire du café La Cabaña), celui-ci me contait (tout en espagnol) l’histoire du village. Tout en marchant dans les plantations de café, il m’indiquait ici ou là les sites d’anciens rituels mayas et les vestiges archéologiques d’une civilisation perdue, anciennement appelée Xe Kuku Abaj (signifiant, si j’ai bien compris, “la cruche sous la pierre”). C’était vraiment exceptionnel de marcher en ces lieux où la nature, soudain, se montrait foisonnante et démesurée! A l’entrée d’une gorge, nous avons soudain senti un courant d’air frais et le silence tout autour…

L’entrée de ce passage a tout à coup pris des allures de Monde Perdu… Merveilleux!

De retour à l’auberge, je me suis fait expliquer le calendrier Maya et ses 20 signes astrologiques (Nawales). Je pense qu’il me faudrait consacrer un article tout entier à l’explication des signes, alors je vous mets le lien vers un site qui explique parfaitement bien la symbolique (Mystico Maya). Et puis, je vous invite à chercher votre propre nawale, car il révèle beaucoup de choses sur soi.

7. Monter sur un volcan

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Avec une vingtaine de volcans considérés comme actifs au Guatemala, dont trois toujours en activité (Pacaya, Fuego et Santa Maria), je ne pouvais pas repartir sans être allée explorer cette partie du relief.

J’ai passé la fin de mon séjour (2 jours) à Antigua dans une petite chambre Airbnb avec vue sur le volcan Agua. Le lieu était vraiment beau, propre et chaleureux. De là, je pouvais me déplacer à pied pour découvrir la ville et j’ai apprécié ces journées dans l’activité “urbaine” après presque 12 jours à la campagne. Pour faire l’ascension d’un volcan (comme pour beaucoup d’activités au Guatemala), ce n’est pas difficile. Il suffit de pousser la porte d’un des nombreux tour opérateur de la ville pour trouver son bonheur. Il y a beaucoup de formules, mais comme je n’avais pas beaucoup de temps, j’ai du renoncer à l’idée d’aller dormir au sommet du volcan Acatenango. Je me suis rabattu sur le volcan Pacaya, situé à 25 km d’Antigua, et qui se grimpe très facilement en une matinée. L’avantage de ce volcan, c’est qu’il permet de voir les trois autres : Agua, Acatenango et Fuego (qui recrachait de la fumée ce jour-là).

C’était une très belle expérience que celle de marcher sur des restes de lave de la dernière éruption datant de 2010!

8. Partages, bénévolats et workshops à l’Eco-Hotel Mayachik

Bien-être et ressourcement au lac Atitlán (Guatemala). Découvrez mes 8 moments forts.

Dans mon choix de mode de vie au Guatemala, je souhaitais laisser le moins de trace possible. Je ne cherchais pas le luxe, le confort d’un hôtel surplombant le lac. Je ne courais pas après les activités et visites à tout prix, je voulais juste être là, participer à la vie locale, être immergée et apprendre.

En cela, pour moi, Mayachik a très bien répondu à mes attentes. Je ne l’ai pas trouvé par hasard non plus. Je suis passée par l’agence Village Monde, que je connaissais pour avoir participé à la sélection Exploration solidaire en 2017. Ma démarche allait donc vers un tourisme responsable (le plus possible) et solidaire (en plus d’être solitaire!).

Sur place, j’ai pu participer à des workshops, donner mon premier cours de yoga en duo, enseigner le français en échange de l’espagnol (les écoles de langues sont très répandues au Guatemala), partager et échanger des livres que j’avais apporté, aider sur des projets locaux, à mon échelle… En sommes, être actrice plutôt que spectatrice. Pour moi, cela a fait toute la différence.

Ma seule déception aura été d’observer autant de déchets au sein de ce si beau paysage. J’aurais voulu faire tellement plus, et en même temps, je suis heureuse d’avoir vécu cette expérience, à l’écoute de moi-même et de mes valeurs. Je suis heureuse d’avoir fait un voyage qui me ressemble. Je reviens tellement plus riche!

Diaporama

 

Vivre, c’est faire de son rêve un souvenir (Sylvain Tesson)

Et vous? Quel rêve allez-vous transformer en souvenir?

One Reply to “Bien-être et ressourcement au lac Atitlán (Guatemala)”

  1. Wow, encore un très bel article qui relate une mémorable tranche de ta vie! Merci pour le partage, c’est inspirant!

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