Mes pensées d’automne

L'automne arrive et, en ce moment, nous vivons un très beau mois de septembre. Voilà plus de deux semaines qu'il fait grand beau avec des températures avoisinant les 30°C. C'est une belle consolation à notre misérable été. De ces journées, nous retenons l'essentiel et j'avoue repousser un peu la reprise des activités plus "formelles" avec les enfants. Nous profitons de la chaleur du soleil sur notre peau avant de ressortir les gros chandails du placard. Il sera bien temps d'ouvrir les cahiers en novembre...

L'automne et ses couleurs

Mon âme voyageuse trouve son bonheur dans la beauté des couleurs qui s'éveillent autour de la maison, sur les collines alentours, dans les forêts et depuis les sommets des montagnes. Escapades. Je m'échappe intérieurement. Le voyage, c'est aussi celui qui nous habite, celui qui nous fait vivre. C'est le chemin que nous parcourons, jour après jour, année après année, envers et contre tout. Et lorsque je regarde en arrière, j'ai du mal à croire que j'ai parcouru autant en 10, 15, 20 ans. Ce chemin m'a façonné, détruite, anéantie, puis reconstruite, meilleure, plus forte, plus sincère avec moi-même, plus humble. Il m'a montré ce dont j'étais capable et ce qui était important pour moi. Lorsque je contemple ce paysage d'automne qui s'en vient, je me dis que j'en suis là, moi aussi, j'entre doucement dans l'automne... Je me dit que je suis chanceuse d'être là où je suis, de pouvoir contempler pareille merveille de la Nature avec les enfants autour de moi. Mais qu'avant de pouvoir apprécier cela, il m'a fallu faire un sacré bout de chemin, physiquement et personnellement. Il m'a fallu (et il me faut encore) étudier en profondeur la carte de ma géographie intérieure, mes automatismes, mes habitudes, mes peurs...

Rome ne s'est pas faite en un jour.  

C'est mon chemin. Il n'est pas parfait, mais je le suis, malgré les embûches, les changements de cap et les détours, car je sais qu'il me mène quelque part où je serai bien, en harmonie, même si on a parfois du mal à se comprendre lui et moi. On est pas toujours d'accord, il faut bien l'avouer et certains détours ne me semblent pas toujours appropriés, mais il doit avoir ses raisons, certainement. Bref, il en reste encore. Et il y aura encore des choix à faire, des directions à prendre, mais j'ai confiance en ma boussole intérieure pour me guider. Ces choix nous amènent à vivre le moment présent, à réaliser nos rêves, à respecter la (et notre) Nature, nos rythmes, nos besoins. Ils nous amènent à donner du sens, à nous affirmer, à rester en vie. Car, finalement, c'est tout ce qui importe, non? Que l'on vive, que l'on se sente en vie, libres et heureux le peu de temps qui nous est imparti!

La Femme sauvage - Crédit photo: Marylène Thériault
La Femme sauvage - Crédit photo: Marylène Thériault

Do What you Love

A chaque saison qui passe, je prends le temps de faire le bilan, de prendre du recul. Cela me permet de me réaligner et d'en apprendre plus sur moi. Mais c'est aussi un temps où je suis moins accessible et plus "sauvage". Cet automne ne fait pas exception. La femme sauvage en moi aimerait pouvoir aller hurler au fond des bois, marcher pieds nus et danser dans le vent. Faire fi de toutes ces responsabilités qui m'incombent à chaque "rentrée", quitter ce monde bureaucratique et capitaliste pour une cabane perchée dans un arbre (avouez, vous en rêvez aussi! Ce n'est peut-être pas une cabane, mais un bateau en pleine mer, une île déserte, une grotte...).

Alors je ferme les yeux et je me plonge dans ma tasse de thé. J'écris. Je contemple la beauté dans chaque chose, le bonheur de mes enfants, la lumière du soleil entre les branches, le goût du vin dans ma bouche, celui des tomates gorgées de soleil, les pages de mon livre posé sur les genoux, un morceau de musique dans les oreilles... 

Nous avons tous un voyage en nous. Quel est le vôtre?

Racontez-moi.

Crédits photos : Sabrina Lucas et Marylène Thériault

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